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Haïti/Alimentation en milieu scolaire : lancement du volet alimentation scolaire du PARSA

ONM

Les ministres de l’Agriculture et de l’Education Nationale ont lancé, le mercredi 29 novembre 2023, à Pétion-Ville, le volet alimentation scolaire du Projet d’Agriculture Résiliente pour la Sécurité Alimentaire (PARSA). La cérémonie  s’est  déroulée  en présence  de la coordonnatrice  du Programme National  des Cantines Scolaires, madame Djina Guillet Delatour. Cette démarche concerne également le renforcement des capacités des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA), structures jouant un rôle fondamental dans la production d’aliments locaux destinés aux cantines scolaires.Il s’agit bien d’une opération financée par la Banque mondiale et pour laquelle le gouvernement haïtien bénéficie de l’accompagnement du Programme Alimentaire (PAM).

Plus de 100 mille élèves des Directions Départementales d’Education (DDE) du Centre, du Sud, des Nippes et de la Grand-Anse, auront droit tous les jours de classe à un repas chaud, répondant à leur besoin nutritionnel.

25 millions de dollars américains, c’est le montant qui est consacré à cette composante du Projet d’Agriculture Résiliente pour la Sécurité Alimentaire (PARSA), lancé dans le courant de l’année 2022 avec un montant de 102 millions de dollars, et qui a bénéficié au début de l’année 2023, d’un financement additionnel de 50 millions en vue de «renforcer l’accès et la disponibilité alimentaire particulièrement dans les écoles, dans un contexte marqué par des crises alimentaires et nutritionnelles persistantes depuis une dizaine d’années », a savoir Brédy Charlot, le ministre haïtien de l’Agriculture qui, après avoir décliné toutes les statistiques critiques relatives à l’insécurité alimentaire, a remercié « la Banque Mondiale pour ce financement initial et les ressources supplémentaires accordées au PARSA ».

« L’activité de ce matin est un bel exercice qui permet de mettre en avant la Politique et la stratégie nationale d’alimentation scolaire basée essentiellement sur les produits locaux», a signifié, pour sa part, le Ministre de l’Education Nationale qui s’est félicité du lancement de cette initiative, alignant agriculture résiliente et alimentation scolaire.

Pour le ministre Nesmy Manigat, une pareille initiative nourrit l’espoir pour le pays, étant donné qu’elle doit permettre à de nombreux écoliers haïtiens de trouver dans les salles de classe, non seulement un enseignant qualifié, des mobiliers, des manuels scolaires, mais aussi un repas chaud.

Le titulaire de l’Education Nationale a salué, en passant, l’esprit d’ouverture du ministre de l’Agriculture pour avoir compris, a-t-il dit, la nécessité de conjuguer, en ce sens, leurs efforts comme dans un grand « konbit » pour la préservation du droit des élèves à une alimentation saine et équilibrée.

Ce genre d’action mérite d’être renforcé en vue de consolider un partenariat plus vaste pour la « promotion des sciences de l’agriculture, de l’agro-écologie dans les écoles en passant, entre autres, par les jardins scolaires, les jardins pédagogiques, les mini forêts scolaires », s’est défendu le ministre Manigat

Le Projet d’agriculture résiliente pour la sécurité alimentaire, a poursuivi le titulaire de l’éducation nationale, offre, de plus, au MENFP le cadre pour un exercice pédagogique. Car, le ministère avec la réforme curriculaire en cours introduit et renforce de nouvelles disciplines qui font appel à tout ce qui tourne autour de la chaîne des aliments nutritifs. Il a cité par exemple, l’Éducation à la technologie et aux activités productives (ETAP) qui est obligatoire à partir de cette année, et qui sera sanctionné lors des examens officiels de 9ème année fondamentale. Cette discipline fait obligation à toutes les écoles du pays de s’inscrire dans un registre d’activités productives : activités culturelles, activités touchant à l’économie verte et l’économie bleue.

Pour sa part, le Chef des opérations de la Banque mondiale en Haïti, s’est réjoui de la mise en œuvre decette composante du PARSA.

 

« Haïti déjà très exposée aux aléas naturels, continue de lutter contre l’instabilité politique, une crise sécuritaire sans précédent et une fragilité chronique. Toutes ces conditions ont affecté la sécurité alimentaire de la population. D’où la nécessité d’un tel projet notamment en milieu rural où les taux de pauvreté sont les plus importants », a déclaré Laurent Msellati qui a renouvelé l’engagement de la Banque Mondiale de continuer à soutenir les efforts du gouvernement haïtien en vue de garantir de meilleures contions de vie à la population.

 

Quant à Jean Martin Bauer, représentant du PAM en Haïti, il a indiqué que cet organisme onusien « s’aligne sur l’objectif du gouvernement haïtien de passer à 100% de contenu local dans les cantines scolaires d’ici 2030, en accord avec la Politique et la stratégie nationale d’alimentation scolaire, adoptée en 2016 ».

 

De son point de vue, « Le PARSA est un excellent exemple de synergie entre agriculture et en éducation », a-t-il conclu, en rappelant les retombées agricoles, économiques et sociales des approvisionnements locaux pour les cantines scolaires.

Ce programme doit durer deux ans et doit coûter un montant de 152 millions de dollars américains. 100 000 élèves de quatre départements du pays (Centre, Sud, Nippes et Grand-Anse) doivent bénéficier de ce programme, au niveau de 400 écoles supportées par le PAM.

Dans le cadre de ce projet, le Programme National de Cantine Scolaire (PNCS) va poursuivre son rôle de contrôle des produits alimentaires qui vont être transférés dans les départements ciblés, au bénéfice des écoliers.

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