Éditorial

D’une extraordinaire épopée à une sordide tragédie, les Haïtiens ne cessent d’étonner le monde

Déconcertant, déroutant et inconstant que le peuple haïtien qui n’a pas su rester dans la ligne et se désire trop souvent tant au cours de son histoire jusqu’à vouloir disparaître tout bonnement aujourd’hui. Il accepte tout , tolère tout jusqu’à se mettre dans une situation dans laquelle il perd toute son humanité et nous oblige même à nous questionner si c’est le peuple qui a fait Vertières, 1804, qui a fait flotter sa bannière un peu partout à travers le monde. Son inconstance, sa passivité et sa nonchalance, le mettent dans une situation qu’il n’inspire aucune pitié, même de la part de ceux-la à qui il portait secours naguère. C’est vrai qu’il a toujours été seul, même pour réaliser l’héroïque prouesse de vertières qui l’a placé dans une dimension, une hauteur qu’aujourd’hui, le monde entier stupéfiant se demande comment un si petit peuple a pu réaliser une si grande épopée .

A un point tel que Avama Yad, d’origine sénégalaise affirme sans ambages que les pères fondateurs ont ajusté trop haut leur « dyakout ». C’est peut-être vrai, c’est peut être faux à la fois. S’il est vrai que l’épopée, pour reprendre Victor Hugo, c’est l’histoire écrite aux portes de la légende, les Haïtiens malgré les aléas et les contrecoups du temps, ne devaient pas se laisser conduire, entraîner jusqu’à être menacés de disparition purement et simple .

D'une extraordinaire épopée à une sordide tragédie, les Haïtiens ne cessent d'étonner le monde

C’est vrai qu’on a beau leur dire qu’ils sont un peuple élus, voués à un destin messianique et qu’il est appellé à remplir une grande mission, à réaliser de très grande choses, ils font semblant de ne rien comprendre jusqu’à ce qu’aujourd’hui ils se tiennent entre le marteau et l’enclume et soient l’objet et les jouets d’une communauté internationale criminelle et malveillante qui tire les ficelles afin daboutir à ce qu’ils recherchaient depuis 1804, depuis que les ancêtres ont brouté dehors les colonialistes et les eclavagistes de tout perls qui ont réduit l’homme au statut de la bête .

Aujourd’hui ils trouvent une autre formule, celle de l’occupation et de la tutelle qui font presque le même effet. Dans le cas précis d’Haïti, l’étranger n’a aucune gêne pour exécuter sa sale besogne parce qu’il trouve des valets et vassaux locaux qui n’ont rien à envier aux commandeurs d’autrefois. C’est du blanc bonnet et bonnet blanc .

Pour que ça cesse et ne perdure pas, il faut qu’on trouve la formule idéale pour faire partir de l’étranger et ces valets locaux. Sinon ce sera la peur pour les Haïtiens, pour répéter le général de Gaulle. Nous n’avons rien à craindre car le pays n’est dirigé, ni administré, ni gouverné. Il y a simplement un bonhomme qui se dit premier ministre, qui se trouve placé illégalement à la tête de l’État et qui travaille pour la disparition d’Haïti.

Il faut que ça cesse

Il faut que les Haïtiens, toutes tendances et catégories confondues, se mettent debout comme un seul homme pour mettre fin à cet État de choses inhumains, révoltant et dérangeant. Il faut que les Haïtiens fassent partir ces prétendus dirigeants et occupants qui ne peuvent rien et qui avilissent la terre de Desssalines, Pétion, Capois, Cacique Henri, Reine Anacaona.

A ce moment-là on aura raison de tous ceux-la qui ont inventé toutes sortes de formule pour nous faire disparaitre comme peuple et comme nation. A ce moment là, on dira adieu aux gangs, aux malfrats et à tous ces brigandages qui sont des instruments inventés et créés par nos sempiternels ennemis de tous bords.

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