Des enfants enrôlés par des gangs armés à Port- au-Prince et Croix-des-Bouquets

l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti , OCNH et le Centre d’Animation Paysanne et d’Action Communautaire, CAPAC se disent particulièrement préoccupés par le nombre important d’enfants qui sont utilisés comme combattants, porteurs, espions(antennes dans des cas de kidnapping ) au sein des gangs armés dans les communes de Port-au-Prince et Croix -des-Bouquets.

Les gangs armés ( 400 Marozo et 5 secondes) continuent de recruter et d’utiliser des enfants, les arrachant à leur famille et à leur communauté, les dépouillant cruellement de leur dignité et détruisant leur vie et leur avenir selon ces organisations .

 » Le gang armé du village de Dieu enlève des enfants de rues au Champs-de-Mars dans des Auto-Bus et les contraint à combattre des gangs rivaux, en violation de l’interdiction internationale de l’utilisation d’enfants soldats. Ce groupe armé, connu sous le nom de 5 secondes, a enlevé des dizaines de garçons, dont certains âgés de 12 ans, au centre ville de Port -Au-Prince. Après un entraînement au village de Dieu, ces garçons ont été forcés à se battre aux côtés des adultes contre les gangs rivaux, selon la note de l’OCNH et du CAPAC

« Dans la commune de Croix des-Bouquets, des riverains ont déclaré avoir reconnu des petits garçons de Latrambley et Michaud, munis d’armes à feu lors d’une attaque perpétrée par le groupe de gangs 400 Marozo » , lit -on dans la note de ces organisations .

Le protocole facultatif des Nations Unies à la convention relative aux droits de l’enfant concernant l’implication d’enfants dans des conflits armés, ratifié par Haïti le 8 juin 1995, interdit aux groupes armés non étatiques de recruter des enfants de moins de 18 ans. La Cour pénale qualifie de crime de guerre la conscription, l’enrôlement ou l’utilisation active d’enfants de moins de 15 ans dans des hostilités actives pendant un conflit armé, rappellent les défenseurs des droits humains.

L’OCNH et le CAPAC souligent que toute forme d’utilisation d’enfants dans des gangs armés est illégale. L’interdiction de l’utilisation d’enfants soldats, inscrite dans la Constitution de la République d’Haïti, découle d’instruments ratifiés par le pays, notamment la Convention relative aux Droits de l’Enfant, le Protocole facultatif concernant l’Implication d’Enfants dans les Conflits Armés ainsi que le Statut de Rome qui stipule que l’utilisation d’enfants de moins de 15 ans est constitutif de crime de guerre, passible de poursuites devant la Cour Pénale Internationale.

L’OCNH et le CAPAC appellent la Police Nationale d’Haïti à remettre touts enfants soldat arrêtés immédiatement aux services de la protection de l’enfant compétents pour une prise en charge et ne pas les mettre en détention.

La place d’un enfant est dans sa famille et à l’école, non au sein d’un gang armé. Les enfants utilisés par des gangs armés sont des victimes et doivent être traités comme tels, conclu la note.

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