INSÉCURITÉ

La commune de Carrefour, entre l’Étau de la Terreur et le laxisme des autorités

ONM

Depuis novembre dernier, Carrefour, autrefois une communauté paisible, se trouve plongée dans un cauchemar sans fin, pris en étau entre la terreur imposée par un gang armé à Mariani et les tourments incessants de la nuit agitée par des rafales d’armes automatiques. La montée en puissance du groupe armé dirigé par le redoutable Béliose Louis-Jeune, connu sous le sobriquet « Ti Bout Ba », soulève des questionnements profonds sur la sécurité, la gouvernance locale et l’impact direct sur la vie quotidienne des Carrefourrois.

L’influence croissante de ce gang à Mariani est incontestable, allant jusqu’à bloquer et obstruer le passage vers quatre départements du pays, créant ainsi un isolement alarmant. Les actes de violence, les rançonnements des passants, et la prise de contrôle même de la mer, normalement sous la surveillance de la base de la marine haïtienne, soulèvent des préoccupations sérieuses quant à l’efficacité des forces de l’ordre et l’état de la sécurité nationale.

Cependant, au milieu de ce chaos, une question plus sinistre émerge : la récente flambée de violence à Carrefour, ne serait-elle pas une tactique de diversion savamment orchestrée ? La terreur nocturne, accompagnée des rafales d’armes automatiques, semble trop opportune pour ne pas susciter des interrogations sur son lien avec les ambitions de « Ti Bout Ba » et son désir d’accaparer la commune dans son intégralité.

Dans cette perspective, la panique totale qui s’est emparée de Carrefour pourrait bien être une pièce majeure dans un jeu plus vaste, visant à détourner l’attention de l’influence grandissante des gangs à Mariani. Les habitants, déjà assiégés par la terreur, pourraient involontairement devenir les pions d’une stratégie de diversion visant à faciliter les manœuvres de « Ti Bout Ba ». La nuit agitée du 19 janvier 2024, pourrait ainsi être interprétée comme une manœuvre délibérée pour détourner le regard du public de l’infiltration continue des gangs dans la région de Mariani.

Il est crucial de considérer ces événements avec une acuité analytique, en évaluant les enjeux sous-jacents qui se cachent derrière le voile de la terreur quotidienne. La situation actuelle à Carrefour requiert une réponse gouvernementale concertée, alliant des efforts pour éradiquer la menace des gangs à Mariani, tout en rétablissant la confiance et la sécurité dans la commune elle-même.

En fin de compte, Carrefour se trouve confronté à un double défi : celui de la terreur nocturne imposée par des malfrats et celui d’une potentielle diversion orchestrée pour faire mainmise sur la commune. Dans cette épreuve, la vigilance et la recherche de solutions durables sont essentielles, pour éviter que la situation actuelle ne devienne une spirale sans fin de terreur et de manipulation politique.

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