INSÉCURITÉ

Le vécu en Haïti : entre défi de construction et menace des gangs

ONM

Vivre en Haïti, c’est souvent affronter un calice amer jusqu’à la lie. La construction d’une maison devient un acte de persévérance, où les propriétaires sacrifient non seulement leur temps et leur énergie, mais parfois même leurs besoins essentiels. La réalité de devoir renoncer à un repas pour se procurer les matériaux nécessaires, résonne comme un cri silencieux dans un pays où les défis économiques sont omniprésents.

La quête de propriété s’étend au-delà des maisons, englobant la construction d’écoles, de bâtiments et l’acquisition de terrains, de voitures. Cependant, ces aspirations demeurent souvent inaccessibles en raison du chômage endémique et des rémunérations insuffisantes. Le luxe devient une chimère, éloignée de la réalité quotidienne.

Pourtant, alors que les Haïtiens luttent pour édifier un semblant de stabilité, les gangs émergent comme une force destructrice. En un clin d’œil, tout ce qui a été durement acquis peut être perdu. Les gangs s’installent dans des demeures luxueuses, détruisant non seulement des biens matériels, mais aussi des vies. Leur ascension signifie des rançons exigées lors des déplacements, une menace constante qui appauvrit davantage la population déjà vulnérable.

Ces groupes criminels ne se contentent pas de priver les Haïtiens de leurs biens, mais ils déchirent le tissu social, détruisent des familles et sapent l’espoir. Ils imposent des séparations douloureuses, que ce soit des enfants, des conjoints ou des amis. Les citoyens se voient contraints d’abandonner leurs terres face à cette menace insidieuse.

La situation devient un étau, comprimant la vie quotidienne des Haïtiens. Le sommeil, la liberté de mouvement, la paix d’esprit sont tous confisqués. Dans ce contexte, payer des impôts semble une ironie cruelle, alors que la sécurité et la tranquillité sont des mirages lointains.

Les gangs, en plus de leurs méfaits tangibles, exercent une pression psychologique. Ils incitent à la désespérance, allant jusqu’à suggérer le suicide comme une issue. La menace qu’ils représentent n’est pas seulement physique, mais elle s’étend à la psyché collective, sapant l’intelligence, la morale et l’espoir de la nation.

En conclusion, Haïti se trouve à la croisée des chemins, entre la lutte acharnée pour la construction d’un avenir meilleur et la menace omniprésente des gangs. La force de récupération du peuple haïtien est mise à l’épreuve, tandis que la quête de progrès se heurte à des obstacles énormes. Le chemin à parcourir semble long et difficile, mais il est impératif de trouver des solutions durables pour libérer le pays de cet étau oppressant.

 

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