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« Sanctions prévues par la loi contre le kidnapping », les autorités refusent d’appliquer

Votée par le Sénat de la République et la chambre des députés et publiée le 20 mars 2009 dans le journal officiel le moniteur ,la loi contre le kidnapping reste jusqu’à date inapplicable en Haïti . Malgré l’augmentation des cas d’enlèvements notamment dans la troisième circonscription de Port – au-Prince et la commune de la croix des bouquets ,les autorités nient l’existence de cette loi. Un comportement qui provoque l’extension des foyers de kidnapping .

Aujourd’hui les kidnappeurs sont si confortables qu’ils ne font aucune exception dans le cadre de leurs opérations. Policiers , membres du gouvernement , étrangers, simple citoyens, personne n’ est à l’abri de ce phénomène déshumanisant.

Des femmes et des fillettes sont souvent violées ou tuées dans certains cas , quant aux hommes ils sont bastonnés ou exécutés . Aujourd’hui la liste des victimes de cette pratique est très longue ,malgré la plupart des ravisseurs sont connus ainsi que les endroits où ils tiennent en otages les personnes enlevées , les dirigeants continuent d’être passifs et n’adoptent aucune disposition en vue de mettre un terme à ce phénomène .

Les autorités étatiques observent la recrudescence des cas d’enlèvement et de séquestration comme de simples citoyens alors qu’il existe une loi contre cette pratique et cet instrument légal prévoit des sanctions et peines contre les ravisseurs.

L’ article 293-1 de la loi contre le kidnapping prévoit 15 à 25 ans de travaux forcés contre enlèvement et séquestration. Quant à l’article 293-2, il prévoit des travaux forcés à perpétuité en cas d’enlèvement et de séquestration .

Lorsque la victime est un membre de la famille du ravisseur, la peine s’étend de 15 à 25 ans de prison .
Selon les articles 293-5 et 293-6 les sanctions prévues pour les auteurs sont aussi valables pour les complices et coauteurs.

Toutes personnes accusées de séquestration ne pourront en aucun cas bénéficier de circonstances atténuantes conformément à l’article 293-11.

Au lieu d’ adopter des dispositions visant à appliquer la loi contre le kidnapping , les autorités se contentent d’annoncer des mesures pour contrer ce phénomène à travers des notes et des conférences de presse. Ce qui pousse plus d’un à mettre en question la volonté de nos dirigeants de déraciner ce phénomène qui ne cesse d’ appauvrir et endeuiller la population.

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