POLITIQUE

Plusieurs partis s’unissent pour proposer une transition politique d’un an en Haïti

Plusieurs structures politiques, dont le Parti Politique des Révoltés, Fòk Ayiti Ladanl (FAL), le Mouvement Patriotisme Haïtien Engagé et la plateforme politique Pre Pèp, ont conclu un nouvel accord politique visant à doter le pays d’un nouveau paradigme de gouvernance.

Selon Edzer Jean Louis, président du FAL, cet accord marque une volonté claire de rompre avec l’impasse actuelle. Il estime que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a échoué dans sa mission et doit démissionner. Il appelle à une large mobilisation de tous les secteurs vitaux du pays, pour permettre une sortie de crise durable.

De son côté, Lange Réginald, porte-parole de la plateforme Pre Pèp, affirme que l’objectif de l’accord est de mettre fin à la transition interminable et former un gouvernement de transition d’un an, qui permettra à Haïti de s’engager sur la voie démocratique en 2026.

Objectifs principaux de la nouvelle équipe de transition :
– Rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
– Permettre le retour des personnes déplacées dans leurs communautés.
– Organiser des élections honnêtes, crédibles et transparentes.

Un mécanisme de sanction en cas de non-respect.
L’accord prévoit également un « engagement d’honnêteté »: un instrument juridique destiné à sanctionner les concernés qui ne respecteraient pas les clauses de l’accord. Selon Jean Wilgins Charles, dirigeant du Parti des Révoltés, une peine de deux ans de prison est prévue en cas de manquement.

L’accord prévoit sa publication dans le journal officiel Le Moniteur, ainsi que la création d’une commission de passation de pouvoir. Une retraite politique de trois jours entre les signataires est programmée pour finaliser un accord unitaire, jugé essentiel pour sortir Haïti du chaos actuel, selon  le numéro un du Parti Politique des Révoltés.