INSÉCURITÉ

Nouvelle attaque des bandits armés à Kenscoff : près de 40 morts, bilan provisoire

La commune de Kenscoff s’est réveillée ce lundi 24 août dans la douleur et la consternation, après une nouvelle attaque perpétrée par des individus lourdement armés. Selon le maire de Kenscoff, Massillon Jean, près de 40 personnes ont été tuées au cours de la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août. Ce bilan, encore provisoire, pourrait évoluer au fil des opérations de vérification.

Des hommes lourdement armés ont fait irruption dans le centre-ville durant la nuit, semant la panique parmi les habitants et affrontant les forces de l’ordre. Pendant plusieurs heures, des tirs ont retenti dans plusieurs secteurs de la commune, contraignant de nombreuses familles à chercher refuge.

Dans une interview accordée au journal Le  Filet Info, l’édile a décrit une situation dramatique et lancé un nouvel appel à l’aide face à l’ampleur des violences enregistrées dans sa commune.

Selon les informations communiquées par l’agent exécutif intérimaire, plusieurs habitations ont été prises pour cible. Des maisons ainsi que des églises ont notamment été incendiées dans les environs du commissariat de police.

Une église qui accueillait également des personnes déplacées aurait été particulièrement touchée. Plusieurs personnes qui s’y trouvaient auraient été tuées avant l’incendie du bâtiment. Des enfants figureraient parmi les victimes, selon Massillon Jean.

Les violences ont également touché des propriétés privées. La résidence du docteur William Pape, fondateur des centres GHESKIO, a été attaquée.

D’après le maire de Kenscoff, les assaillants ont tué le gardien de la propriété ainsi que plusieurs animaux.

Durant plusieurs heures, les habitants ont vécu au rythme des tirs et des affrontements. Certaines familles se sont réfugiées à l’intérieur de leurs maisons, tandis que d’autres ont tenté de gagner des zones jugées plus sûres.

Cette nouvelle attaque ravive la peur au sein d’une population déjà fortement éprouvée par l’insécurité. Au matin, malgré un retour au calme dans certains secteurs, les traces de la violence restent visibles.