L’un des policiers rescapés de l’opération à Village de Dieu le 12 mars 2021, est paralysé en raison de la négligence des autorités

Sant Karl Lévêque revient sur ce drame 10 mois après.

Drame du vendredi 12 mars 2021 au village de Dieu : aucun accompagnement pour les policiers victimes 10 mois après.

L'un des policiers rescapés de l'opération à Village de Dieu le 12 mars 2021, est paralysé en raison de la négligence des autorités

1- L’Organisation de Défense des Droits Humains Sant Karl Lévêque (SKL) tient à attirer l’attention de tout un chacun sur la situation des policiers victimes lors de l’opération policière le vendredi 12 mars 2021.

2- A la vérité, un policier faisant parti de l’opération a atteint de deux (2) projectiles : l’un dans sa main droite et l’autre dans sa jambe droite. Il devait, après l’échec piteux de l’opération policière au Village de Dieu, subir une intervention chirurgicale en toute urgence sinon il courait le risque de perdre sa main.

3- Les autorités gouvernementales lui ont promis de livrer un passeport diplomatique depuis le mois d’avril dans le but de lui accompagner d’aller prendre des soins ailleurs, car le rapport médical du médecin traitant de l’hôpital Bernard Mevs a déclaré que vu la gravité de sa fracture à la main, il est référé ailleurs pour une meilleure prise en charge, en termes de réhabilitation spécialisée.

4- Après avoir reçu le rapport médical, il a fait des va-et-vient à la Direction Générale du Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes pour obtenir le passeport diplomatique, mais, ses démarches se révèlent vaines. Jusqu’à date, ce policier était toujours sans réponse de la Direction du Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes, pourtant victime dans l’exercice de ses fonctions et il défendait la cause de son pays. Maintenant humilié et paralysé, son droit inaliénable n’est pas défendu par l’institution dans laquelle il travaille.

5- Ce dernier n’arrive même pas à utiliser sa main pour ses propres besoins personnels. Parmi les policiers blessés il demeure la plus grande victime.

6- A ce propos, l’Organisation SKL se pose une question, la situation malencontreuse de ce policier qui a pris part à l’opération policière au Village de Dieu ne constituerait-t-elle pas un mauvais précédent pour les autres opérations que la PNH aura à mener?

7- L’Organisation SKL estime qu’une telle situation peut démotiver les policiers pendant qu’en même temps qu’elle tend à renforcer la capacité psychologique des différentes bandes armées opérant sur le territoire national. Parce qu’après le drame du 12 mars la condition de vie du policier BOID devient davantage précaire.

8- De plus, depuis le mois d’avril 2021, l’Organisation SKL a relaté à travers son rapport intitulé PNH : entre le banditisme, la corruption et la politisation, l’institution tend vers son effondrement une réalité de crise qui existe au sein de l’institution policière qui tend à la détruire.

9- C’est que quand un policier est victime lors d’une opération il faut monter un dossier et l’acheminer vers le Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique et ce dernier à son tour l’acheminera vers le Ministre de l’Économie et des Finances afin de débloquer un montant permettant de prendre en charge la victime. A ce moment-là, le policier peut être déjà succombé de ses blessures.

10- Autrement dit, le processus est tellement long l’angoisse et le mépris peuvent causer la mort de la victime. Car les démarches ne sont pas automatiques.

11- Il y a un cas relevant d’un exemple probant. Un policier administratif de la vingtième promotion a été touché par un projectile au niveau de sa colonne vertébrale en 2019. Selon le rapport médical du médecin traitant de l’Hôpital Bernard Mevs, Il devait subir une opération chirurgicale en toute urgence.

12- Le service médico-social de la PNH a promis de prendre en charge le policier. Quelques semaines plus tard, la santé du policier en question s’est empirée. Dans ce cas, il est obligé d’effectuer ses démarches personnelles pour qu’il puisse se rendre à Cuba.

13- En outre, l’État cubain ne veut plus recevoir les policiers victimes, car l’État haïtien n’honore pas ses dettes. Celui-ci détient une dette qui s’élève à des centaines de milliers de dollars américains.

14- En définitive, dans cette conjoncture de crise marquée par la montée vertigineuse du taux de criminalité dans le pays, l’Organisation de Défense des Droits Humains Sant Karl Lévêque (SKL) exige

– aux autorités étatiques de mettre un fonds disponible dans le but de prendre soin des policiers qui sont victimes dans l’exercice de leur fonction;

– aux autorités policières de prendre des dispositions nécessaires en vue d’accompagner les policiers en générale qui ont été victimes dans les différentes opérations partout à travers le pays.

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