Les assassinats les plus tragiques à Martissant pour l’année 2021

L’année 2021 a été dominée par des assassinats en série à Martissant, les uns plus tristes que les autres. Plusieurs secteurs ont été victimes de la fureur des gangs. Le Filet info revient sur quelques uns de ces tristes assassinats qui vont laisser un goût amer pendant de longues années.

Le jeudi 5 août 2021 ,une femme enceinte a reçu 7 balles à Martissant dont une au ventre et son bébé n’a malheureusement pas survécu.
Le jeudi 3 juin 2021, toujours à Martissant au cours des affrontements entre les bandits armés de Ti Bois et de Grand-Ravine, le professeur Roosevelt Petit-Phar a été tué d’une balle à la tête, le cadavre de la victime a été acheté par ses proches. Ce professeur enseignait dans plusieurs lycées de la capitale .

Les assassinats les plus tragiques à Martissant pour l'année 2021

Le lundi cinq juin 2021 ,c’est le secteur médical que les hommes armés de la troisième circonscription de Port-au-Prince ont frappé. Ces civils armés ont froidement abattu l’infirmière Virgile Lorma Fils-Aimé. La victime se trouvait à bord d’un véhicule médical « ambulance ».

Le premier décembre 2021, le secteur éducatif a été victime une nouvelle fois, le professeur de chimie Carlos Basile, décédé à l’hôpital Adventiste de Diquini après avoir reçu une balle à la tête à Martissant, dans un bus assurant le trajet Carrefour/Centre-ville.

Six novembre 2021 des cadavres en provenance de Martissant ont été transportés dans une camionnette au commissariat de Carrefour. Une dame âgée de 95 ans et son chauffeur ont été tués à Martissant à bord d’un véhicule privé. Les assassins ont déposé les deux corps sans vie dans une camionnette et ont abandonné la voiture dans laquelle se trouvaient les victimes .

Dimanche 5 décembre 2021, Hadassa Morency, une fillette de 5 ans a reçu une balle perdue lors des échanges de tirs entre groupes armés à Martissant. Conduite à l’hôpital, Hadassa Morency a malheureusement rendu l’âme.

Ces assassinats crapuleux suscitent une vague d’interrogations.
Est-ce qu’une écolière de 7 ans mérite une mort si violente ? Une voiture d’ambulance n’a t- elle pas droit à la protection même en temps de guerre? Les professeurs, n’ont ils pas contribué à la formation des civiles armés ainsi que leurs proches?

La vie n’a pas de prix , elle est sacrée, personne n’a le droit de l’ôter. Durant toute l’année 2021, on a assisté à une banalisation de la vie à travers des assassinats spectaculaires, les uns plus atroces que les autres. L’ État, chargé d’assurer la sécurité des citoyens observe avec passivité les œuvres accablantes des bandits armés qui sèment le deuil à longueur de journée .

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