INSÉCURITÉ

Haïti/Insécurité : l’OCNH condamne énergiquement l’assassinat de l’ancien sénateur Yvon Buissereth et proteste contre la détérioration du climat sécuritaire du pays

L’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti-OCNH, organisme de promotion et défense des droits humains, dit observer avec consternation la détérioration du climat sécuritaire du pays qui a déjà causé un nombre considérable de victimes et condamne avec la plus grande rigueur l’assassinat de Yvon Buissereth, ex sénateur et actuel directeur de l’Entreprise Publique de Promotion de Logements Sociaux (EPPLS), survenu dans la soirée du samedi 6 août à Laboule 12. Cet acte ignominieux perpétré par des bandits armés, ne fait qu’empirer la situation des droits humains dans le pays.

Depuis des mois, la région Métropolitaine de Port-au-Prince devient le théâtre de conflits armés, impliquant des gangs armés, notamment dans les quartiers populaires. Cette situation n’est pas sans conséquence sur la population. Selon les données statistiques documentées, l’OCNH, dans ses rapports mensuels, fait état d’au moins 57 et 49 personnes assassinées par balle ou à l’arme blanche durant les mois de juin et de juillet. D’autres sources officielles font état de milliers de personnes contraintes d’abandonner leur domicile pour trouver refuge dans des familles d’accueil.

Malheureusement, les autorités se sont murées dans un silence assourdissant et font fi de la situation sécuritaire du pays, déplore l’OCNH. Face à ce phénomène, les civils fonctionnent et vivent à la merci des bandits armés qui se comportent en Seigneur des lieux. Comme ce fut le cas lors de l’assassinat de Yvon Buissereth, les bandits commettent leur forfait en toute quiétude.

L’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti, OCNH rappelle qu’il est de la responsabilité de l’État d’assurer la sécurité de la population, de protéger les vies et les biens et que la sécurité est le premier des biens publics.

Considérant que les droits à la vie et à la sécurité sont des droits inaliénables et universels relevant de la responsabilité de l’Etat conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti, OCNH estime opportun d’adresser les recommandations suivantes aux autorités gouvernementales :

Déclarer l’État d’urgence sécuritaire.

Fournir incessamment à la Police Nationale d’Haïti, des matériels adaptés pouvant lui permettre de faire face avec efficacité, aux civils qui sont trop souvent mieux armés que les policiers et qui continuent à semer le deuil au sein de la population.

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