Idées

Haïti: « Il n’y a pas de liberté véritable sans souveraineté authentique « 

« Un peuple sous tutelle ne décide jamais de son destin »

« Dessalines n’a pas rêvé d’une independance conditionnelle mais d’une liberation totale ». Citoyennes et citoyens d’Haïti.

Amis-es de la liberté et de la dignité humaine,

Nous devons poser cette vérité Fondamentale,une vérité que l’histoire a souvent éttouffée sous les chaînes de l’ingérence.Haïti n’est pas encore véritablement souveraine.

Deux sciècles après l’acte héroïque de 1804,deux sciècles après le rêve d’un homme,Jean Jacques Desssalines,notre nation continue de vivre sous une tutelle voilée,une indépendance politique,économique et stratégique,notamment vis-a-vis des États Unis d’Amerique.

Haïti a déclaré son indépendance en 1804,non seulement pour se liberer de l’esclavage,mais pour fonder une nation maîtresse de son destin.Cet acte de rupture historique n’était pas une demande de permission,mais une affirmation de souveraineté, fondée sur le sang de nos ancêtres et la volonté d’un peuple.Aujourd’hui,osons le dire.On est pas libre.On n’est pas souverain non plus.

Haïti ne peut se prétendre dirigée par des haitiens quand ses décisions majeures sont dictées depuis Washington ou validées par des ambassadeurs étrangers.Comment parler de gouvernance nationale quand les leviers de pouvoir sont entre les mains de ceux qui ne partagent,ni nos douleurs,ni nos rêves?

IL FAUT QUE CELA CHANGE.

L’acte de Dessalines:une libération à reprendre.Un rêve entier.Dessalines n’a pas seulement voulu briser les chaînes de l’esclavage,IL a voulu Construire un État digne,fort,respecté, sans maître exterieur.Il avait une vision claire:Une Haïti forte,indépendante,noire et fière.Mais cette vision a été trahie.

Dès les premières années,le chantage économique,les pressions diplomatiques et les manipulations politiques ont compromis ce projet.Les puissances étrangères,refusant de reconnaitre notre souveraineté,ont tout mis en oeuvre pour nous isoler,nous appauvrir et nous maintenir dans une dépendance chronique.

 

Aujourd’hui,ce rêve reste inachevé,entier.Et c’est à notre génération, à ce moment précis de notre histoire,de reprendre le flambeau de la libération et de notre souveraineté.Revendications claires et orientations.1-Nous exigeons une reconnaissance claire,officielle,irrévocable et sans ambiguïté de la souveraineté d’Haïti par les États Unis d’Amerique et toutes les puissances étrangères.Cela passe par l’arrêt des ingérences dans nos processus électoraux,nos affaires de sécurité,et nos décisions économiques.

 

2-Nous affirmons le droit du peuple hatien à décider des ses dirigeants,de ses lois et de son avenir sans supervision ni validation étrangère.Cela implique un processus de refondation nationale basé sur la justice sociale,la transparence et la participation populaire.Nous appelons à un réveil patriotique, à une réappropriation de notre indépendance comme acte permanent,comme combat quotidien.

La souveraineté n’est pas un status juridique,c’est une lutte vivante,un engagement collectif à défendre notre dignité nationale.Citoyennes et citoyens d’Haïti,frères et sœurs du sol et de la diaspora. »Haïti ne dirige rien » et pourtant le peuple attend sa libération.Dévelopment et approfondissement

Il est temps de regarder la réalité en face:nous avons l’apparence de l’indépendance,mais non la substance.Nous portons les couleurs de la souveraineté,mais nous n’en exerçons aucun droit réel.

 

Car enfin,qu’est-ce qu’un État souverain?C’est un pays qui décide lui-même,qui gouverne en fonction des intérèts de son peuple,qui contrôle ses frontières,ses ressources,son avenir.Haïti, aujourd’hui n’a pas ce pouvoir.

Les décisions qui compent sont prises à l’étranger, à Washington, à New York, à Bruxelles, à l’ambassade ou dans les couloirs des Nations Unies.On nous donne des « plans » pour sortir de la crise.Mais qui les a rédigés? Pas nous.On nous propose des « solutions internationales ».Mais pour résoudre quel problème?.Celui de notre autonomie ou celui de leur influence?

 

Haïti est tenue sous tutelle.Et un peuple sous tutelle est un peuple qui ne vit pas,mais qui survit.Souveraineté réelle:une question de pouvoir,pas de symbole.L’indépendance ne se limite pas à une date dans les livres d’histoire.Elle se prouve chaque jour,dans chaque décision,dans chaque politique publique,dans chaque budjet.Aujourd’hui nous devons l’admettre:nous ne contrôlons ni notre économie, ni notre territoire,ni nos institutions .

 

 

Sherley Louis.

Analyste politique

Formatrice Senor en Gouvernance de l’Etat.