INSÉCURITÉ

Haïti-Crise : le président élu de l’accord de Montana indigné par rapport à la situation chaotique du pays 

Le président élu de l’accord de Montana , l’économiste Fritz Alphonse Jean, dit vivre avec beaucoup de peine la situation  chaotique du pays où même les institutions sociales ne sont pas épargnées.

Ce chaos généralisé dans lequel nous vivons, est le résultat de la violence du système politique, économique et social, ajouté à la mauvaise gouvernance établie depuis des lustres, souligne Fritz Alphonse Jean.

Ce dernier dit regretter que les protagonistes refusent toujours de se pencher sur ces problèmes fondamentaux avec équité, éthique, responsabilité et courage.

Des citoyens n’ont cessé d’alerter les dirigeants, sur le danger imminent qui plane sur le pays en raison de leur légèreté face à la situation d’exclusion et de déshumanisation du peuple haïtien.  » Si aujourd’hui, la crise née de l’augmentation des prix des produits pétroliers peut servir d’allumette pour raviver la flamme du chaos, c’est parceque la base de ce chaos a déjà été construite », déclare le président élu de Montana.

Fritz Alphonse Jean croit que ce chaos est la traduction d’une dette sociale qui pèse lourd sur le pays. Elle a son expression dans l’absence de services de base pour toute la population et son exclusion dans la misère et la haine sociale pour la majorité des citoyens.

Le tableau de la honte affiché à travers des scènes de pillages, devait faire appel à la conscience de tous les secteurs. Cette violence du système politique et social ajoutée à la mauvaise gouvernance, nous plonge dans le désespoir, le chômage, l’insécurité et la fuite vers les pays étrangers, fait remarquer l’économiste Fritz Alphonse Jean.

Ce dernier appelle les citoyens à ne pas se diriger vers le mauvais chemin à cause du désespoir. Il croit qu’un consensus politique national peut faire jaillir l’espoir, freiner l’effondrement et faciliter la construction d’un pays nouveau.

Pour ce faire, il faut attaquer le problème de  » main mise » sur l’Etat par un groupe de personnes, la corruption, la contrebande qui engendre l’insécurité et empêche à l’État de trouver des fonds afin de fournir les services nécessaires à la population. C’est grâce à des réformes visant à rendre solides les institutions publiques, qu’on peut aboutir à la création de conditions visant à résoudre ces problèmes fondamentaux, de l’avis de l’économiste Fritz Alphonse Jean. Selon lui, sans ses réformes on ne peut pas faciliter la cohésion sociale pouvant aboutir à la paix politique, l’une des exigences pour établir la confiance au niveau de la société, tel que proposé par les signataires de l’accord de Montana à travers une transition de rupture.

« En travaillant pour la réalisation des élections, nous allons poser les bases d’une autre économie, une société sans exclusion », laisse entendre le président élu de l’accord de Montana. Fritz Alphonse Jean se dit confiant qu’il est sur la voie de l’espoir parce qu’il travaille pour changer la donne, en plaidant en faveur de l’unité au niveau de la nation.

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