Escalade militaire au Moyen-Orient : deux militaires américains tués dans une attaque iranienne en Jordanie

Les États-Unis enregistrent leurs premières pertes militaires depuis la reprise des hostilités avec l’Iran le 7 juillet. Deux militaires américains ont été tués et un troisième est porté disparu à la suite d’une attaque de missiles et de drones attribuée à l’Iran contre des positions américaines en Jordanie, a annoncé vendredi le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM).
Selon les autorités militaires américaines, ces frappes marquent une nouvelle escalade dans le conflit qui oppose Washington à Téhéran. D’après CNN, il s’agit des premières pertes américaines dans cette guerre depuis le mois de mars, en dehors d’accidents.
À Téhéran, l’ayatollah Mojtaba Khamenei a adopté un ton de défi, affirmant que « la nation iranienne et le front de la résistance ont des leçons inoubliables à offrir » aux États-Unis. Il a également accusé Washington de violer à plusieurs reprises le protocole d’accord signé le 17 juin, estimant que les engagements pris par le président Donald Trump « sont sans valeur ».
Pendant ce temps, le conflit continue de s’étendre au-delà des frontières iraniennes. Pour la deuxième journée consécutive, des frappes iraniennes ont visé des infrastructures civiles au Koweït. Les autorités koweïtiennes indiquent qu’un site pétrolier stratégique a été gravement endommagé et que plusieurs unités d’une centrale électrique et de dessalement d’eau ont été mises à l’arrêt.
En réponse, l’armée américaine affirme avoir frappé plusieurs objectifs militaires en Iran, notamment des sites de surveillance, des infrastructures logistiques, des dépôts souterrains d’armes et des installations maritimes, tout en assurant n’avoir ciblé aucune infrastructure civile.
L’Organisation des Nations unies (ONU) a condamné les attaques contre les infrastructures civiles, les jugeant « inacceptables ». De son côté, l’Iran accuse les États-Unis d’avoir bombardé son réseau électrique, des ponts et des installations de télécommunications, qualifiant ces opérations de « crimes de guerre ».
Selon le dernier bilan communiqué samedi par le ministère iranien de la Santé, les frappes américaines ont fait au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin, illustrant l’intensification d’un conflit qui menace désormais la stabilité de l’ensemble du Moyen-Orient.