Clôture de la conférence politique de deux jours, organisée par le MORN et d’autres acteurs politiques

Le Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationale (MORN) a mis fin, le mardi 22 juillet 2025, à sa conférence politique de deux jours tenue au Karibe Convention CCenter.Le MORN a organisé cette grande conférence politique en partenariat avec d’autres partis, organisations et regroupements politiques. Près de 300 leaders ont pris part à cet événement visant à dégager une compréhension commune des causes objectives de la crise et proposer des réponses aux préoccupations majeures du pays.
Cinq thématiques ont été abordées au cours de ces assises, notamment : le phénomène de l’insécurité généralisée, l’échec du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), la prolifération des partis politiques, l’urgence d’une gouvernance responsable, les enjeux du référendum constitutionnel et des élections prévues pour le 7 février 2026.
Pour le président du MORN, Jean Palerme Mathurin, le CPT a échoué, il doit partir. Le dirigeant politique dénonce l’absence d’un véritable plan de développement économique. Selon lui, l’équipe au pouvoir n’a pas de vision.
Pour le Major Joseph Alexandre, le CPT n’a pas respecté ses engagements, notamment le rétablissement d’un climat sécuritaire, l’organisation des élections et la tenue de la conférence nationale.
La mise en place d’un nouveau gouvernement de transition capable de bien administrer le pays, de négocier un accord large avec les acteurs politiques et de relancer les réformes indispensables, sont entre autres propositions faites par le MORN . Cette formation politique et les acteurs impliqués dans les discussions plaident également en faveur de la réduction du nombre de partis politiques, ils proposent le regroupement de ces structures par des grandes idéologiques (nationaliste, socialiste, libérale, etc.). Ils optent également pour leur formation doctrinale.
Un mandat a été confié à un comité exécutif chargé d’apporter ces propositions sur la table des négociations. Les participants déclarent que ces résolutions, issues d’un dialogue inclusif, représentent une opportunité historique pour refonder l’État haïtien et éviter l’effondrement du pays.