Alphabet Intime : Institution de Formation Classique(IFC) de Masseillan-Aquin, est devenu le centre du monde les 5 et 6 février

Il est des lieux qui, en l’espace de quelques jours, cessent d’être de simples points sur une carte pour devenir des carrefours de pensée, de culture et d’émotion.
Les 5 et 6 février, Masseillan–Aquin a connu cet instant rare où une école se transforme en épicentre intellectuel. Avec « Alphabet Intime », les regards locaux, nationaux et même internationaux convergeaient vers l’Institution de Formation Classique (IFC), faisant battre ici le cœur du monde littéraire.
Cette rencontre portait en elle une dimension d’autant plus symbolique que l’œuvre Alphabet Intime est elle-même. Écrite au fil des horizons, notamment en Côte d’Ivoire, entre Grand-Bassam et Abidjan, avant de trouver un écho particulier en Haïti, elle semble avoir suivi une trajectoire naturelle vers cette jeunesse avide de savoir.
Comme si tous les chemins littéraires menaient, pour ces journées à l’institution de Formation Classique.
La venue de l’écrivain Clément II BENOÎT, initiée dans ce cadre à l’Institution de Formation Classique, s’est imposée comme une véritable célébration de la culture, du savoir et du dialogue entre la littérature et la jeunesse. Le grand lancement, dont le focus était porté sur l’IFC, a dépassé les frontières de la communauté éducative pour s’inscrire dans une dynamique plus large, suivie avec attention bien au-delà de la région.
Figure remarquable du paysage littéraire, Clément II BENOÎT est reconnu pour la profondeur de sa plume, sa sensibilité et sa capacité à faire vibrer les consciences à travers ses œuvres. Artisan des mots, il explore l’âme humaine avec une justesse rare, rappelant que la littérature demeure à la fois un refuge et une force capable d’éveiller les peuples.
Marthe Rabiossi a été au cœur de cette dynamique. Figure marquante d’Alphabet Intime, elle se distingue par son engagement indéfectible en faveur de la promotion de la lecture, de la pensée critique et des initiatives culturelles porteuses de sens. Son influence et sa vision continuent d’inspirer ces espaces de rencontre où les mots deviennent des passerelles entre les générations. À travers cette initiative, sa présence s’est fait ressentir autrement : dans l’esprit même de l’événement, dans l’ambition qu’il portait et dans la lumière intellectuelle qu’il a su diffuser.
5 février : le jour où la littérature a pris visage humain
Dès les premières lueurs du 5 février, tout annonçait un moment exceptionnel. Bouquet en main, la direction, accompagnée d’un élève de NS4 Marie-Flore CLAIRIN et d’un élève de NS3 Pedgerdanne Christie THOMAS s’est rendue à la résidence de l’écrivain pour l’accueillir et l’accompagner jusqu’à l’école. Ce geste, à la fois simple et profondément symbolique, traduisait déjà l’estime et l’honneur accordés à cet invité de marque.
À son arrivée, un accueil grandiose lui a été réservé. Sourires, regards admiratifs et atmosphère chaleureuse composaient un tableau vivant où se lisaient la fierté et l’enthousiasme de toute une communauté éducative. Plus qu’une réception, c’était une véritable étreinte collective offerte à l’homme de lettres.
Très vite, l’activité s’est embrasée d’une belle énergie. Les discours se sont succédé, portés par la conviction que les mots ont le pouvoir d’éclairer les chemins et de transformer les existences. Prenant la parole, le Directeur pédagogique Wébert Desrozin a livré un message empreint de profondeur et de vision :
« Accueillir un écrivain au sein de notre institution, c’est ouvrir une fenêtre sur l’infini. Les livres forment l’esprit, mais surtout ils libèrent l’âme. Chers élèves, approchez-vous de la littérature ; qu’elle devienne pour vous une compagne fidèle, capable de nourrir vos rêves et de guider vos ambitions. Aujourd’hui, nous ne recevons pas seulement un auteur, nous accueillons un passeur de lumière. »
Il a également rappelé que de telles initiatives réaffirment le rôle fondamental de l’école : former des esprits libres, capables de penser, de créer et d’oser.
L’émotion a atteint un sommet lorsque deux élèves ont récité des poèmes avec grâce et sensibilité. Leurs voix, tour à tour assurées et vibrantes, semblaient suspendre le temps, chaque mot résonnant comme un hommage à la beauté de la langue et à la puissance de l’imaginaire.
Puis vint l’instant tant attendu : la vente-signature. Livres en main, élèves, enseignants et invités formaient une file patiente, animée par le désir précieux d’emporter une trace vivante de cette rencontre. Dans ce ballet discret de pages ouvertes et de stylos glissant sur le papier se lisait toute la magie de la littérature : celle qui rapproche, qui touche et qui demeure.
-6 février : transmettre, dialoguer, inspirer
L’expérience s’est prolongée le 6 février dans une atmosphère tout aussi inspirante. L’écrivain a animé des séances de littérature avec les classes de NS4, NS3 et NS2, transformant les salles en véritables espaces de réflexion et d’échange. À travers un dialogue vivant, il a partagé sa passion pour les lettres, évoqué le pouvoir des mots et encouragé les élèves à cultiver leur imaginaire.
Plus qu’une intervention, ce fut une rencontre intellectuelle qui, pour beaucoup, aura sans doute semé les graines de futures vocations.
La journée s’est achevée par une séance de prises de photos aux côtés de l’écrivain, autant de souvenirs capturés pour prolonger la magie de ces instants et inscrire cette visite dans la mémoire collective.
-Une réussite portée par un leadership engagé
Cette réussite n’aurait pas été possible sans le dévouement remarquable des membres de la direction. L’Institution de Formation Classique (IFC) peut compter sur une structure solide portée par le Conseil des Fondateurs Propriétaires, composé de: Davidson Edmond, Rodrigue Bertrand, Enock Alexandre et Elvito Castor, Président du Conseil.
Le dynamisme de l’école repose également sur l’engagement du Conseil de Direction :
Wébert Desrozin, Directeur pédagogique ;
Kethia Nestor, Directrice du Préscolaire, du 1er et du 2e Cycle fondamental ;
Donise Henry, Secrétaire administrative ;
Chrismonde Bélange, Secrétaire administrative adjointe ;
Odny C. Pierre-Louis, Comptable.
Un immense merci est adressé au président d’honneur de la bibliothèque Georges Castera de limbé ing. Kenold DECIMUS, à l’ancien secrétaire général de la primature Me Uder ANTOINE, au président du club de Rotary des Cayes Me Yves Pierrot FRANÇOIS .
Merci à chacune et à chacun pour le sens de l’organisation, la passion et l’engagement investis dans cet événement. Une pensée toute particulière va également à ceux qui, malgré la distance, sont restés connectés en ligne afin de participer à ce grand moment : Enock Alexandre, Rodrigue Bertrand et Elvito Castor. Leur présence attentive témoigne d’un attachement profond à la mission éducative de l’institution.
Nos remerciements s’étendent enfin à tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à la réussite de ces journées : enseignants, personnel administratif, élèves, partenaires et amis, dont la mobilisation exemplaire a permis d’offrir une expérience aussi belle que mémorable.
-Quand un lieu devient un point de convergence pour le monde
Au terme de ces 5 et 6 février, une certitude s’impose : il s’est produit quelque chose de rare. Lorsque la littérature voyage d’un continent à un autre pour finalement rassembler une communauté scolaire, lorsque la culture fait battre les cœurs à l’unisson et que la jeunesse dialogue avec ceux qui façonnent les mots, un lieu dépasse sa géographie.
Pendant deux jours, Masseillan–Aquin n’a pas seulement accueilli un écrivain ; l’IFC est devenu un point de convergence, un espace où savoir, culture et jeunesse se sont rencontrés avec une intensité remarquable.
Et si les grandes institutions se reconnaissent à la qualité des expériences qu’elles offrent à leurs élèves, alors ces journées auront, sans conteste, inscrit l’Institution de Formation Classique dans la lumière des lieux où l’on ne se contente pas d’enseigner, mais où l’on apprend aussi à rêver.Ce fut bon, ce fut beau et ce fut profondément marquant.
Me. Martine Elsie BAZILE