Séisme de 2010 : entre mémoire et oubli

Le Collectif Défenseurs Plus rend hommage aux centaines de milliers de victimes du séisme meurtrier de 2010. Seize ans après cette tragédie qui a bouleversé Haïti, l’organisation renouvelle son appel à une culture nationale de prévention et à une véritable responsabilité publique.
Le Collectif s’incline devant la mémoire des disparus du 12 janvier, mais aussi devant toutes les victimes de catastrophes naturelles qui ont endeuillé la nation au fil des années. Pour Défenseurs Plus, le devoir de mémoire ne doit pas être un simple rituel : il impose des actions concrètes face aux vulnérabilités persistantes que sont la pauvreté, l’urbanisation anarchique, l’insécurité et la faiblesse des institutions de prévention.
Dans sa déclaration, le Collectif rappelle que le droit à la vie, à un logement sûr et à la sécurité sont des obligations de l’État haïtien, inscrites dans la Constitution et dans les traités internationaux. Il appelle ainsi les autorités à passer d’une logique de réaction à une logique de prévention efficace.
Renforcer les mécanismes de prévention et doter la protection civile des ressources nécessaires.
– Assurer la transparence dans la gestion des fonds d’urgence grâce à des audits réguliers.
– Mettre l’humain au centre des politiques publiques, notamment en matière d’aménagement du territoire.
« Se souvenir, c’est honorer les victimes. Agir, c’est empêcher que l’histoire se répète », conclut le Collectif, qui affirme rester mobilisé pour une société haïtienne plus juste, plus sûre et résiliente.