Le MORN dénonce l’incompétence du CPT et fait des propositions pour sortir le pays de l’impasse

Le Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationale (MORN) fixe sa position sur la crise sécuritaire que confronte le pays. Il assimile cette crise à un complot d’Etat concocté par une frange de la communauté internationale et une partie du secteur privé.
Pour le MORN, trouver une solution à la crise sécuritaire est pratiquement impossible. Il en veut pour preuve l’incompétence de l’équipe au pouvoir. La lutte contre le grand banditisme n’est pas uniquement une question de déploiement de policiers, de soldats des Forces Armées d’Haïti et de la force Multinationale, croit Nody Guerrier, coordonnateur national du Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationale.
Pour le coordonnateur national du MORN la crise sécuritaire actuelle n’est pas le fruit du hasard, elle est la résultante de la gestion cahotique des pouvoirs qui se sont succédés. « S’il n’ y avait pas de mauvaise
gouvernance, l’exclusion sociale et une mauvaise répartition des richesses du pays, on n’aurait pas ces organisations criminelles qui terrorisent la population », déclare le dirigeant politique.
Le Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationale s’en prend au Conseil Présidentiel de Transition qui, selon lui, n’a rien fait pour sortir le pays de l’impasse. Il reproche au CPT de n’avoir rien fait pour répondre à sa mission, de rétablir la sécurité dans le pays et d’organiser les élections.
Le Conseil Président de Transition est échoué, selon lui. Sous son règne, il y a beaucoup plus de déplacés internes. » Sous Leon Charles, Haïti avait 15 zones rouges, elles sont passées à 17 sous Frantz Elbé, alors que sous le CPT et le nouveau directeur général de la PNH, Normil Rameau, on en compte 32, fait remarquer le dirigeant politique.
Le Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationale (MORN) fait plusieurs propositions visant à sortir le pays de l’impasse. Parmi lesquelles: la réforme du système économique et sociale du pays, la redistribution de manière équitable des richesses du pays, la relance de l’économie du pays en valorisant des ressources naturelles, la mise en œuvre d’une politique axée sur la justice sociale, le rétablissement de la confiance de la population, et l’élaboration d’une nouvelle stratégie pour démanteler les réseaux criminels.