POLITIQUE

76 partis et organisations politiques réclament la fin du pouvoir d’Alix Didier Fils-Aimé

Dans une déclaration conjointe rendue publique ce samedi, 76 partis et organisations politiques de l’opposition ont réclamé la fin du pouvoir du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, estimant que la transition a dépassé les limites qui lui étaient fixées et n’a pas atteint les objectifs pour lesquels elle avait été mise en place.

Les signataires affirment que les autorités de transition ont échoué à répondre aux principales attentes de la population, notamment en matière de sécurité, de gouvernance et d’organisation des élections. Selon eux, malgré les engagements pris au début du processus, la situation sécuritaire continue de se détériorer dans plusieurs régions du pays, tandis que les groupes armés maintiennent leur influence sur de vastes territoires.

Les organisations politiques dénoncent également l’absence d’avancées significatives dans les préparatifs électoraux. Elles soutiennent qu’aucun calendrier crédible n’a été présenté pour permettre le retour à l’ordre constitutionnel, ce qui, selon elles, compromet davantage la confiance de la population dans les institutions de l’État.

Dans leur déclaration, les signataires considèrent que la transition a perdu sa légitimité en raison du non-respect des échéances initialement prévues. Ils estiment que le maintien du gouvernement actuel risque de prolonger l’instabilité politique et institutionnelle du pays.

Les partis de l’opposition accusent par ailleurs le chef du gouvernement de concentrer un pouvoir excessif entre ses mains. Ils soutiennent que plusieurs décisions importantes ont été prises sans véritable concertation avec les différents secteurs nationaux, ce qui aurait contribué à affaiblir davantage le consensus nécessaire à la réussite de la transition.

Pour les signataires, l’incapacité à rétablir la sécurité, à créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres et à mettre en œuvre des réformes institutionnelles constitue la preuve de l’échec du processus de transition. Ils appellent à l’ouverture d’un dialogue national devant conduire à la mise en place d’une nouvelle formule de gouvernance capable de répondre aux défis auxquels le pays est confronté.

À travers cette prise de position, les 76 partis et organisations politiques affirment vouloir relancer le débat sur l’avenir de la transition et sur les mécanismes susceptibles de favoriser un retour rapide à l’ordre démocratique et constitutionnel en Haïti.